Une année en REP+ : consolation

Publié le par Loumánková

A côté de tout ce que l'enseignement en éducation prioritaire peut avoir de dévalorisant.
A côté du découragement que peuvent susciter certaines heures et journées de cours.
A côté de cette centaine d'élèves qui n'ont pas envie d'être là, pas envie d'apprendre et qui vous prennent pour cible.
A côté de tous ces ados mal dans leur peau qui n'ont que la rage en eux.
A côté de tous ceux qui ne perçoivent pas l'école comme un enrichissement ni comme la clé pour sortir de leur cité.

A côté de tout cela, se cachent de petits trésors. Des bourgeons sur le point d'éclore. Ce sont eux qui nous motivent et qui nous donnent la force de continuer et de résister.

C'est cet élève qui posera toujours des questions et fera preuve d'une curiosité sans faille.
Cet élève qui, malgré ses difficultés, vous appellera à l'aide et s'accrochera de toutes ses forces pour réussir.
Cet élève brillantissime dans tous les domaines qui sera toujours prêt à aider ses camarades et à les soutenir.
Cet élève qui ne parlait pas un mot de français il y a encore quelques mois et qui vous rendra une copie proche de la perfection.
Cet élève qui vous glissera un dessin à la fin de l'heure, un sourire timide en coin.
Cet élève qui vous annoncera fièrement qu'il veut devenir historien.
Cet élève qui pleurera lorsqu'il apprendra que vous ne serez plus là l'an prochain.

Et enfin, ces élèves musiciens qui sont venus à la récréation pour me chanter une chanson composée par leurs soins, avec guitare et violon.

"Nous on n'aimait pas l'histoire, mais avec vous c'est une autre histoire."

Ces élèves-là sont des perles de consolation. Larmes de joie dans un océan de brutalité.

Source : http://www.divinatix.com

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